Me Bonaggiunta et Me Tomasini sont les avocates fondatrices du cabinet spécialisé dans la défense des victimes de violences conjugales physiques et psychologiques.


Le syndrome de
l’aliénation parentale



Le cabinet BT et Associés vous informe...


Depuis un arrêt de la 1ère Chambre civile du 26 juin 2013, la Cour de cassation a reconnu le syndrome de l’aliénation parentale. Cet arrêt démontre l’influence grandissante de cette théorie créée par le psychologue américain Richard Gardner dans les années 1980 sur les magistrats français. Cependant, ce syndrome n’est pas encore officiellement validé ni par le monde médical, ni par un texte de loi français et reste encore très critiqué.


Me Bonaggiunta et Me Tomasini sont les avocates à Paris de Sylvie Leclerc.
Photo Huffington Post.


Qu’est-ce que le syndrome d’aliénation parentale ?

Dans le cadre d’une séparation ou d’un divorce, il arrive qu’un des parents veuille se venger de l’autre et pour cela instrumentalise et manipule son enfant pour punir l’autre parent. On parle donc d’aliénation parentale pour expliquer l’attachement unilatéral d’un enfant à un parent (le plus souvent la mère) quand il s’accompagne d’une attitude de rejet injustifié et déraisonnable à l’égard de l’autre parent parfaitement compétent dans son rôle (le plus souvent le père). Le docteur Paul Bensussan, très controversé psychiatre et expert désigné auprès de la Cour de cassation voit dans l’aliénation parentale une véritable « pathologie relationnelle ».

Selon Gardner, le SAP se caractérise par certains symptômes apparaissant chez l’enfant notamment le dénigrement et la haine du parent aliéné, des affirmations fortes que la décision de rejeter le parent lui appartient à lui seul, un soutien intentionnel du parent aliénant, une absence de culpabilité vis-à-vis du parent ciblé... Il est donc possible de se retrouver dans des situations dramatiques où l’enfant refuse de voir l’un de ses parents, ne veut plus lui parler et va jusqu’à le haïr. Dans des stades avancés, tout se passe comme si l’enfant avait cessé d’aimer.


Une notion débattue

La théorie de Gardner a été soumise à la critique. Ce syndrome d’aliénation parentale avait été créé parce qu’il pensait que certains parents lançaient de fausses accusations de maltraitance et d’abus sexuels sur mineurs à l’encontre de l’autre parent. Il décrivait ainsi la mère comme étant la personne aliénante dans la plupart des cas. On reproche à cette théorie de servir la cause des pères et des mouvements d’hommes anti-féministes.

Certains magistrats français impressionnés par ce qu’ils considèrent comme une théorie scientifique sont amenés à condamner celles et ceux qui signalent les agressions sur mineurs en considérant qu’un « lavage le cerveau » a été effectué sur l’enfant. Ce dernier peut alors être confié au parent coupable de dysfonctionnement. Il s’agit donc de faire preuve de prudence et précaution face à l’aliénation parentale et d’examiner au cas par cas chaque situation.


Comment s’en sortir ?

Si le syndrome d’aliénation parentale divise, le phénomène de manipulation de l’enfant existe réellement. De nombreuses questions restent en suspens : placement, médiation familiale, obliger l’enfant à voir le parent qu’il ne veut pas voir, changement de résidence ? Les remèdes sont multiples.

La thérapie est l’un des remèdes mais celle-ci doit s’accompagner par la fin définitive de la pression permanente du parent aliénant. Dans des cas extrêmement graves, le retrait de l’enfant et son accueil en un lieu neutre comme une famille d’accueil ou l’attribution de la résidence chez l’autre parent peut constituer une solution.


La publication du mois
Comment passer au-delà des mensonges et ne pas se sentir coupable d'avoir participé à une manipulation ?
Véronique Wattiez :
Survivre à l’aliénation parentale.

Après une séparation, les enfants peuvent être pris en otage et devenir malgré eux complice d'une grande injustice. Manipulés et mêlés aux conflits d'adultes qu'ils ne comprennent pas, ils peuvent en arriver à rejeter un des deux parents...

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On ne saurait trop respecter l’innocence d’un enfant.
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