Me Bonaggiunta et Me Tomasini sont les avocates fondatrices du cabinet spécialisé dans la défense des victimes de violences conjugales physiques et psychologiques.


Affaire Sylvie Leclerc :
UN VERDICT BRUTAL



Le cabinet BT et Associés vous informe...

Sylvie Leclerc a été condamnée à neuf ans de réclusion. Jugée à Nancy pour avoir tué en 2012 son compagnon d'un coup de fusil, elle affirme avoir commis ce meurtre pour se libérer de l'emprise de l'homme dont elle partageait la vie. Elle était défendue par Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta, les avocates de Jacqueline Sauvage.

Paris Match

Me Bonaggiunta et Me Tomasini sont les avocates à Paris de Sylvie Leclerc.
Sylvie LECLERC et ses avocates Janine BONAGGIUNTA et Nathalie TOMASINI.

Cette femme de 53 ans était poursuivie pour avoir tué son compagnon. Ses avocates  dénoncent un verdict brutal, qui oublie totalement les violences psychologiques subies par leur cliente.

Jugée depuis lundi à Nancy pour avoir tué en 2012 son compagnon, Gérard Schahan, 58 ans, d'un coup de fusil, un meurtre qu'elle affirme avoir commis pour se libérer de son emprise, Sylvie Leclerc, a été condamnée jeudi soir à neuf ans de prison. Suivant les réquisitions du parquet, la cour a estimé que le discernement de l'accusée n'avait pas été "aboli", mais seulement "altéré" au moment du meurtre. "Le jugement est un peu dur mais c'est la justice", a commenté sa fille unique Aude Leclerc, âgée de 27 ans. "Quand quelqu'un vous dit à l'issue du verdict 'en prison, je suis plus heureuse qu'avec lui', c'est qu'elle est bien en prison", a-t-elle ajouté. Elle aussi psychologiquement fragile, Aude Leclerc avait pourtant déclaré au cours du procès que sa mère avait "bien fait" de tuer son père, car "c'était la seule issue". "Mon père avait une emprise sur ma mère, sur moi et sur tout son entourage (...) Il me faisait très peur, même s'il ne m'a jamais frappée", avait-elle témoigné. Sylvie Leclerc avait décrit de son côté un être "jaloux" et "colérique", qui l'insultait et la forçait à des rapports sexuels longs et douloureux.

Les conseils de l'accusée, Me Nathalie Tomasini et Janine Bonagguinta, qui avaient déjà assuré la défense de Jacqueline Sauvage il y a quelques semaines, se sont dites, elles, "écoeurées par ce verdict". "La cour n'a en réalité pas du tout reconnu le phénomène d'emprise dont était victime notre cliente. Certains ont parlé de 'conjugopathie', de 'couple dysfonctionnel', mais sans voir que la première victime dans cette affaire, c'était Sylvie Leclerc. Une femme extrêmement vulnérable, sous totale domination, et qu'aucun médecin n'a jamais aidé, quand elle s'est présentée par exemple avec des traces de strangulation, ou quand elle a dit qu'elle songeait à tuer son mari..." appuient les deux avocates.

Ayant déjà effectué 3 ans et 10 mois de détention préventive, Sylvie Leclerc pourrait être éligible à une libération conditionnelle d'ici un an. Ce qui devrait conduire ses avocates, en accord avec la famille, à "renoncer, a priori, à faire appel". Elles ne décolèrent pas, toutefois, devant une peine qui n'est assortie d'aucune obligation de soins. "Or c'est de ça dont a besoin Sylvie Leclerc, qui est aujourd'hui totalement détruite psychologiquement. Quel sens cela a-t-il de remettre en prison cette femme qui ne présente un danger pour personne et à qui l'univers carcéral ne peut offrir que quelques cachets?"

Article de L’HUMANITE.FR



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