Me Bonaggiunta et Me Tomasini sont les avocates fondatrices du cabinet spécialisé dans la défense des victimes de violences conjugales physiques et psychologiques.


Sylvie Leclerc jugée
pour avoir tué son conjoint violent
pendant son sommeil.



Le cabinet BT et Associés vous informe...

La folie médiatique qui les entourait a fini par s'apaiser. Après la grâce partielle accordée par François Hollande à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari, qui la battait, ses deux avocates peuvent enfin quitter leurs bureaux parisiens sans avoir à se frayer un chemin à travers une forêt de caméras.

Existe-t-il un syndrome de la femme battue ? Peut-on parler de légitime défense ?

En y repensant, Janine Bonaggiunta s'en étonne encore : "Nous avons été contactées par les médias du monde entier. L'impact de cette affaire a été immense." Nathalie Tomasini, son associée et complice, acquiesce : "On peut clairement dire qu'il y a eu un avant et un après Jacqueline Sauvage. Toutefois, si c'est une magnifique victoire, ce n'est pas une finalité. Il faut désormais transformer l'essai. Et la prochaine étape, c'est Sylvie Leclerc."

L'histoire d'une femme qui, victime de violences conjugales pendant plusieurs décennies, a fini par abattre son compagnon. 15 mai 2012. Il est 21 h 50 quand la sonnerie du téléphone fend le silence qui règne dans les locaux du commissariat de Jarville-la-Malgrange, dans la banlieue de Nancy. Au bout du fil, une femme explique à l'officier de permanence que sa voisine du dessous, Sylvie Leclerc, vient de lui annoncer la mort de Gérard Schahan, son concubin depuis trente-cinq ans. Sur place, les enquêteurs découvrent son corps ensanglanté allongé sur le lit, les mains posées sur la poitrine.  Placée en garde à vue dans la foulée, Sylvie Leclerc passe très vite aux aveux. Oui, c'est bien elle qui a tiré sur son compagnon alors qu'il dormait. Oui, elle a utilisé le fusil de chasse qu'il avait lui-même acheté un an auparavant. Mais aux policiers qui l'interrogent, elle décrit surtout trente-cinq années passées sous son emprise. Trois décennies faites de coups, de viols et d'innombrables humiliations. Le 21 mars, Sylvie Leclerc, 53 ans, se présentera dans le box des accusés de la cour d'assises de Meurthe- et-Moselle, à Nancy.

Mais cette fois, contrairement à ce qu'elles avaient fait dans le dossier Jacqueline Sauvage, Mes Tomasini et Bonaggiunta ne plaideront pas la légitime défense. Pour être retenue en droit français, cette dernière suppose la proportionnalité de la riposte et la concomitance de l'acte et de l'agression.

Or, Sylvie Leclerc n'a pas été attaquée par son compagnon la nuit où elle a fait feu sur lui. En revanche, elle a expliqué avoir entendu "des voix" lui disant de tuer Gérard Schahan, "pour être tranquille, libre". Les deux avocates de préciser : "Nous travaillons avec une psychiatre pour qu'elle puisse intervenir durant les débats afin d'expliquer ce qu'est l'emprise psychologique, Il faut que les jurés comprennent que Sylvie Leclerc a été victime de ce que les Canadiens appellent le "syndrome de la femme battue"."



UNE "LÉGITIME DÉFENSE DIFFÉRÉE"

Sur 216 000 femmes victimes chaque année de violences conjugales en France, seules 14 % déposent plainte. Un chiffre extrêmement bas qui témoigne de l'impact psychologique des violences à répétition. Admis en 1990 au Canada, le "syndrome de la femme battue" a pour objectif d'établir l'état d'esprit de la femme violentée lors de la perpétration du meurtre de son conjoint. "Ce qui permet une approche totalement différente des dossiers de violences conjugales", assure Me Tomasini. Un avis partagé par Valérie Boyer, députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône.

En collaboration avec l'avocate, elle finalise actuellement une proposition de loi sur la "légitime défense différée" qu'elle devrait présenter le 8 mars, lors de la Journée de la femme. "La notion actuelle de légitime défense n'est pas adaptée au cas de ces femmes qui vivent, ou plutôt survivent, sous les coups de leur mari, et se retrouvent dans un danger de mort permanent, explique l'élue. Il est indispensable de faire évoluer la légitime défense en élargissant les critères, sans bien évidemment accorder un "permis de tuer"." Parce qu'elle est dans l'opposition, Valérie Boyer ne cache pas sa crainte de ne pas être entendue. Mais cela lui importe peu : "Le combat ne fait que commencer."
Article par Grazia.



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Victime de violences psychologiques.

Dans ce livre, Anne-Laure Buffet donne la aux victimes et expose les processus conduisant à devenir la proie d'une personnalité toxique. Elle montre les lourdes conséquences psychiques subies et offre des clefs pour aider les victimes à se reconstruire.

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Agenda
- 21 au 24 MARS 2016 -
Procès d'Assises : Sylvie Leclerc.

- 27 MARS 2016 -
Découvrez l'affaire Leclerc dans l'émission
"66 minutes" qui sera diffusée sur M6
le dimanche 27 mars à 18H00.





On ne saurait trop respecter l’innocence d’un enfant.
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