Ce cabinet d'avocats à Paris est spécialisé dans la défense des victimes de violences conjugales physiques et psychologiques.


Condamnée à dix ans de prison
pour avoir tué son mari violent.



Le cabinet BT et Associés vous informe...



Revue de Presse : Metronews

JUSTICE - La cour d'assises d'appel de Blois a condamné jeudi soir Jacqueline Sauvage à dix ans de réclusion criminelle pour avoir tué son mari, en 2012, de trois coups de fusil. Un meurtre qui mettait fin à des années de violences conjugales.

Me Tomasini et Me Bonaggiunta ont défendu Jacqueline Sauvage lors de son procès en appel.
Photo: capture d'écran France 3 Centre.

"Je demande pardon à la soeur de mon mari, Christiane. J'aimerais revoir mes petits-enfants". Tels furent les derniers mots adressés par Jacqueline Sauvage aux jurés de la cour d'appel de Blois, appelés à se retirer pour délibérer. Après trois jours d'audience, chacun d'entre eux a vécu une véritable plongée dans l'horreur. L'horreur d'une famille détruite par l'omniprésence d'un père violent et incestueux, finalement abattu sans sommation par son épouse, de trois balles dans le dos. Ce jeudi 3 décembre, ils ont décidé de condamner cette femme battue pendant 47 ans, à la fois victime et auteure d'un crime, à dix ans de prison. 

"J'espère qu'on me rendra ma mère!".

Une peine identique au verdict rendu en première instance, en octobre 2014, et conforme aux réquisitions de l'avocat général, Frédéric Chevallier. Lors de son réquisitoire, il avait précisé que grâce au système des remises peine et de libérations conditionnelles, Jacqueline Sauvage pourrait alors retrouver les siens à partir du mois de janvier 2017. 

La sentence est tombée dans un silence religieux. Jacqueline Sauvage, qui a passé une doudoune noire sur le chemisier rouge qu'elle a porté durant tout le procès, demeure immobile. Son regard, fatigué et triste, ne semble pas remarquer les caméras qui se ruent sur elle, une fois la séance levée. Après quelques minutes, c'est Fabienne, sa fille cadette, qui s'élance vers le box en criant : "Est-ce que j'ai le droit de prendre ma mère dans mes bras ?" A travers la vitre, les deux femmes s'étreignent et fondent en larmes. Fabienne lance alors : "J'ai retenu la date du 28 janvier 2017, j'espère que ce jour-là, on me rendra ma mère!"

Anaïs Condomines.



Revue de Presse : France 3 - Centre - Val de Loire

Manifestation de soutien à Jacqueline Sauvage à Paris.

Plusieurs organisations féministes appelaient à se rassembler samedi à Paris en soutien à Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari qui la battait. La pétition lancée pour demander une grâce présidentielle la semaine dernière dépasse les 91.000 signatures.

Près d'une centaine de personnes se sont retrouvées place du Châtelet à Paris samedi après-midi pour réclamer la libération de Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de réclusion pour avoir tuée son mari violent . "J'en avais assez qu'on ne fasse que compatir pour se donner bonne conscience, je me suis dit qu'il fallait agir", a expliqué l'organisatrice Coralie Ribier tout en regrettant que le rassemblement n'ait attiré que quelques dizaines de personnes, alors que plus de 1.000 avaient confirmé leur présence sur Facebook.

Viol et violence au sein de la famille : des atrocités que combattent ces avocats.
© V.Logereau L'actrice Eva Darlan (4e en partant de la gauche) a rejoint le comité de soutien de Jacqueline Sauvage venu manifester place du Châtelet à Paris.
Les filles de Jacqueline Sauvage, Carole et Sylvie Sauvage (à gauche et au milieu)
ont fait le déplacement. Samedi 12 décembre 2015.

Une demande de grâce.

"La demande de grâce est partie de la société civile, ce n'est pas notre initiative, mais nous la soutenons", a déclaré Me Nathalie Tomasini, l'une des avocates de Mme Sauvage. Selon elle, une deuxième demande de grâce a été effectuée "par des députés de droite et de gauche, notamment Valérie Boyer", députée Les Républicains des Bouches-du-Rhône. 

L'avocate demande pour sa part, outre la libération conditionnelle de sa cliente, une "redéfinition de la légitime défense, pour qu'elle prenne en compte, comme au Canada, l'état post-traumatique des femmes victimes de violences conjugales". 

Les discours des associations féministes - organisatrices de ce rassemblement, ont également porté sur les violences faites aux femmes.

Une vie sous les coups de son mari.

L'histoire de Jacqueline Sauvage n'a laissé personne indifférent. En 2012, elle tuait son mari, auteur de violences conjugales durant 47 ans ainsi que du viol de ces filles. La semaine dernière, à l'issue de son procès en appel à Blois, elle écopait de 10 ans de réclusion. Une nouvelle qui a suscité beaucoup de réactions en France.

Trois pétitions en soutien de Jacqueline Sauvage.

Spontanément et à titre individuel, trois pétitions ont été lancées. Dont une à l'initiative de Karine Plassard, originaire de Clermont-Ferrand, et militante pour Osez le féminisme, qui a recueilli en une semaine 91 000 signatures. Un appel aux dons a aussi été lancé sur Internet par l'association les Dé-chaînées.



Soutiens.

J'ai 36 ans, je suis chirurgien ; mon frère est avocat je suis bouleversé par l'histoire de Madame Jacqueline Sauvage et j'aimerais lui apporter mon soutien...

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Je suis outrée par le jugement de la Cour d'Appel dans le procès de Mme Jacqueline SAUVAGE. Je tiens à lui adresser tout mon soutien. Ne serait il pas possible de demander la grâce présidentielle ? demande que l'on pourrait appuyer par une pétition...

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Bonjour, je suis Eva, comédienne, artiste. Je viens vers vous pour vous dire mon soutien à Jacqueline Sauvage. La sentence est tellement énorme que la réaction qui est en train de se faire ne peut que se développer...

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Je dois vous dire que cette affaire me choque. Même si il est toujours difficile de prendre position sur une affaire judiciaire sans en connaitre précisément les détails, je trouve la condamnation à l’égard de Mme Sauvage, dénuée de toute humanité.


Croquis réalisé lors du procès de Jacqueline Sauvage.
Croquis de Éléonore DOUGNAC.




On ne saurait trop respecter l’innocence d’un enfant.
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